Sainfoin Bébés Mourvèdre

Cette photo que j’ai prise dans une rangée de Mourvèdre montre combien les graines semées en Septembre dernier ont bien pris. En plus de respecter la charte paysagère des Costières de Nîmes pour assurer une diversité écologique ce mélange d’espèces incluant notamment le Sainfoin présente de nombreux avantages à la fois pour l’environnement, notre vignoble et la qualité de nos vins.

Je commence à comprendre pourquoi le Sainfoin a été nommé ainsi (« Saint Foin ») car ce fourrage est intéressant à plus d’un titre. Cette légumineuse fourragère vivace, à fleurs disposées en grappes serrées et allongées, a une racine pivotante profonde (image A). Elle est devenue un précieux allié dans notre démarche de travail des sols. En effet, ses racines plongent dans le sol, le décompactent, l’aèrent et font concurrence aux « mauvaises herbes » (chardons, liserons, …).

Montage sainfoin_Légende

Si elles consomment l’excès d’eau au printemps, leur consommation devient très réduite à partir de fin Mai (début de la période sèche) et elles ne font que peu concurrence à  la vigne. Mieux encore, elles stockent l’azote capté dans l’air (par leurs feuilles) au niveau de leurs racines dans des petits nodules (boules blanches schématisées sur le dessin de la racine, image B).

Lors des tontes (image C) ou lorsqu’il est labouré, le Sainfoin restitue au sol et donc à la vigne cet élément important pour sa croissance, ce qui nous permet de limiter les apports en fertilisants exogènes (fumier par exemple). Enfin le couvert végétal va générer de la portance pour nos tracteurs après une pluie et nous permettre d’intervenir au plus vite afin de prévenir plutôt que de guérir !

Outre le fait que le Sainfoin soit une plante mellifère par excellence (ses fleurs offrent aux insectes butineurs de quoi fabriquer du miel), il paraîtrait que les fleurs sont comestibles… une nouvelle expérience gastronomique s’offre à nous !